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Le virtuel, un mode d’apprentissage efficace en temps de crise

La crise sanitaire déclenchée par l’arrivée de la Covid19 en mars 2020 a bouleversé de manière soudaine les mœurs en matière de formation, notamment pour les sessions jusqu’alors garanties en présentiel qui ont dû évoluer. Ainsi, beaucoup d’apprenants ont choisi de suivre leur formation de manière virtuelle avec leur professeur afin de poursuivre leur parcours pédagogique.

Avant le confinement imposé, les sessions en présentiel étaient encore une pratique bien établie au sein de nombreux organismes de formation, répondant à la demande d’apprenants souvent convaincus qu’un parcours en présentiel permet de garantir une personnalisation et une progression rapide grâce au soutien hebdomadaire d’un professeur qui se déplace sur site.

Nous avons donc saisi l’occasion de comprendre si cette soudaine adaptation au virtuel avait eu un impact sur l’apprentissage des apprenants.

Afin de répondre au mieux à cette question, nous avons interrogé vingt-cinq professeurs assurant des parcours présentiels en France quant au ressenti de leurs apprenants sur leur adaptation aux formations virtuelles.

Un ressenti globalement positif

« Comment pensez-vous que les apprenants ont fait l’expérience de ce passage au virtuel ? ».

Les professeurs interrogés ont donné une note moyenne de 3.88/5 en réponse à cette question. Cette note reflète de prime abord un ressenti positif de l’apprentissage avec des interactions en distanciel plutôt qu’en présentiel. Mais quelles en sont les différentes raisons ?

1. La flexibilité du distanciel

Un point positif soulevé par la majorité des professeurs est la facilité de planification des sessions virtuelles. En effet, les apprenants étant pour la majorité en télétravail, beaucoup ont relevé une facilité d’organisation du planning et une plus grande flexibilité dans leurs disponibilités.

Certains apprenants ont eu, selon le lieu et le contexte, un peu plus de mal à se concentrer en cours virtuels, cependant la flexibilité offerte par le virtuel a eu un impact global positif sur la planification et l’organisation des sessions et des parcours.

2. Un relationnel préservé

68% des professeurs interrogés indiquent que le passage au virtuel n’a pas eu d’impact sur le relationnel créé au cours des sessions. Plusieurs ont affirmé que les sessions virtuelles étaient aussi efficaces pédagogiquement que les sessions en présentiel et que les outils utilisés ont permis de mener à bien les sessions.

L’un des enseignements clé de notre enquête est qu’il semblerait que le relationnel créé lors d’une session virtuelle dépend grandement du contexte technique : utilisation ou non de la webcam, la fluidité de la connexion.

Les soucis techniques ont dans l’ensemble été résolus rapidement grâce à la réactivité des professeurs et à l’envie des apprenants de faire de cette expérience subie une occasion d’apprendre, de s’adapter.

Il est également arrivé que certains apprenants ne souhaitent pas utiliser leur webcam, ce qui a parfois engendré un côté moins personnel, mais n’a pas empêché une communication fluide lors des sessions.

A noter, le contexte de télétravail généralisé a créé une atmosphère différente et a mené, dans certains cas, à des discussions différentes qu’en temps normal

3. La continuité de l’apprentissage

64% des professeurs interrogés indiquent que le passage au virtuel n’a pas eu d’impact sur l’apprentissage et l’efficacité pédagogique des sessions.

Dans les exemples donnés, la flexibilité offerte par le virtuel a permis pour certains apprenants une meilleure assiduité et un meilleur taux de participation.

Pour d’autres apprenants, il fallut une période d’adaptation à cause de soucis techniques avant d’atteindre une communication fluide et efficace.

Certains professeurs ont en revanche constaté que le virtuel restait plus compliqué pour les sessions en groupe et pour les apprenants ayant un niveau débutant.

Du point de vue des apprenants, certains ont indiqué à leur professeur qu’ils étaient contents de pouvoir poursuivre leur parcours à distance, mais qu’ils préféraient les interactions présentielles. A contrario, d’autres apprenants ont indiqué à leur professeur qu’ils se sentaient sceptiques au début mais ont finalement été très satisfaits et même impressionnés par l’efficacité du mode de fonctionnement virtuel.

Conclusion :

Ayant été contraints de suivre des cours en virtuel pendant la crise sanitaire, de nombreux apprenants ainsi que leurs professeurs ont dû s’adapter rapidement à ce mode d’apprentissage digital.

Malgré un certain scepticisme initial de la part des apprenants, les professeurs ont noté un ressenti général positif et une efficacité dans l’apprentissage pour la plupart de leurs apprenants

Les appréhensions du début quant aux parcours virtuels, e.g. les problèmes techniques et la différence d’appropriation des ressources pédagogiques, ont été rapidement dépassées par la mise en pratique, l’agilité, l’efficacité de l’apprentissage et la fluidité de communication entre les apprenants et leur professeur.

Les réponses apportées par les professeurs interrogés démontrent bien que les sessions virtuelles sont efficaces et appréciées, la majorité des apprenants ayant été satisfaits de ce changement.

Cette crise aura donc peut-être mené à un changement de perspective face au virtuel pour certains…

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