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10 choses à savoir sur la culture du pourboire aux États-Unis

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Les personnes qui voyagent aux États-Unis sont souvent déconcertées par notre culture du pourboire. Pour elles, c’est un peu comme apprendre à danser le tango avec un singe sauvage.

Aux États-Unis, il est coutume de laisser un pourboire à de nombreuses personnes : serveurs, barmen, coiffeurs, masseuses… vous pouvez même en laisser à cet adorable serveur du café du coin, si vous le souhaitez. Mais comment savoir à qui laisser un pourboire et à combien doit-il s’élever ? Et, quoi qu’il en soit, pourquoi la culture du pourboire est-elle si fortement ancrée outre-Atlantique ?

Laissez des pourboires en toute confiance lors de votre prochain voyage aux États-Unis grâce à nos meilleurs conseils inédits (ou « top tipping tips », en anglais, pour un bon exercice de diction).

Commençons par une brève leçon d’histoire

La culture du pourboire s’est vulgarisée dans les années 1900. D’après la rumeur, cette pratique aurait été importée d’Europe par l’aristocratie. En effet, après avoir séjourné en Europe, où la culture du pourboire était largement répandue, les aristocrates adoptèrent cette pratique pour paraître mieux éduqués et plus à la page que leurs concitoyens.

Peut-être se sont-ils un peu trop enflammés, puisque, par la suite, les Américains ont été critiqués – et le sont encore à ce jour – par les Européens pour être trop généreux en pourboires. En fait, il existe une raison légitime pour laquelle les Américains continuent de laisser de plus gros pourboires que les Européens.

Dans les années 1960, le Congrès américain a décidé d’instaurer un soi-disant « crédit pourboires », permettant à l’employeur de payer ses employés au-dessous du salaire minimum si ces derniers recevaient des pourboires. En d’autres termes, à cause de ce système, toujours actif dans de nombreux états, les employés perçoivent un salaire minime et comptent sur les pourboires qu’ils reçoivent pour s’en sortir.

Cela est vrai dans l’industrie alimentaire. Cependant, tout le monde ne vit pas des pourboires qu’il reçoit. Dans certaines professions, les pourboires sont considérés comme une gratification, mais vous devez être conscient des règles non écrites et laisser un pourboire en conséquence.

Restaurants et cafés

1. La norme EN VIGUEUR est de 20% pour les pourboires

Pendant mon bref séjour dans une école d’art, j’ai travaillé comme serveuse pour pouvoir payer mes factures. Occuper ce poste m’a offert un aperçu du « ventre mou » de la culture américaine. Initié de l’industrie : selon un consensus général, les montants de 15 à 20% sont considérés comme des pourboires normaux, mais, honnêtement, laisser un pourboire de moins de 20% est plutôt mal vu.

Si je recevais moins (de même que n’importe lequel de mes collègues), je me demandais ce que j’avais bien pu faire de mal. Nous n’étions pourtant pas des monstres avides d’argent. Si nous espérions un pourboire de 20% lorsque nous faisions du bon travail, c’est pour une bonne raison. Lisez le prochain conseil pour la connaître.

2. Les serveurs et les barmen vivent de leurs pourboires

Servir à table est l’activité la plus difficile que j’ai eu à exercer. C’est un peu comme faire le grand écart sur une caisse de dynamite (courir pendant des heures entre des tables pratiquement sans pause, tenir des assiettes chaudes et lourdes en équilibre et se souvenir des commandes comme une machine), le tout en affichant un sourire constant sur votre visage dégoulinant de sueur. C’est aussi épuisant émotionnellement.

Les gens sont très exigeants lorsqu’il s’agit de leurs repas, surtout s’il ne sont pas conformes à leurs attentes. Je travaillais 30 heures par semaine, mais ne percevais qu’un salaire de 200$ par mois. Inimaginable pour beaucoup, je le sais. Pourquoi un salaire aussi maigre ? Retour à la leçon d’histoire sur les pourboires que je vous ai concoctée.

Certains soirs, je me faisais plus de 800$ de pourboires en liquide et heureusement que j’avais cette entrée d’argent. Sans mes pourboires, je n’aurais même pas pu payer mon loyer. Mais les serveurs et les barmen doivent tout de même mentionner les pourboires dans leur déclaration d’impôts, donc ce n’est pas gratuit pour tous.

3. Votre bonheur compte

Le repas est trop froid ? Votre salade n’a pas été tournée ? Dites-le. Contrairement à l’Europe, où mes propos ressemblent à du charabia chaque fois que je fais part d’une préoccupation (j’ai une fois poliment exprimé mon mécontentement de payer dix euros pour une petite crêpe surmontée de deux myrtilles stratégiquement positionnées et on m’a rudement invitée à aller chez Burger King si je préférais les fast-foods), aux États-Unis, vous êtes encouragés à exprimer votre opinion !

Si vous êtes mécontent, faites-en immédiatement part à votre serveur. Votre mérite en tant que client diminue dès lors que vous déclarez n’avoir jamais rien mangé d’aussi mauvais que votre hamburger, tout en montrant une assiette vide. Fait amusant : les crêpes sont beaucoup plus grandes et moins chères aux États-Unis, soit dit en passant.

4. Attendez-vous à des reproches

Les Américains sont loin d’être timides. Certains nous qualifient de superficiels, mais nous sommes extravertis et amicaux et pouvons complimenter un étranger sans vergogne si nous aimons son manteau ou sa coupe de cheveux. Mais nous n’hésiterons pas à poursuivre un client jusque dans la rue s’il ne nous a pas laissé un pourboire suffisamment conséquent.

Si vous n’avez pas été satisfait du service, informez-en votre serveur. Il y a de fortes chances pour qu’il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour satisfaire vos attentes. Les serveurs peuvent vous offrir le repas (gratuitement), le dessert ou, à tout le moins, vous présenter de sincères excuses.

Si l’on vous reproche de ne pas avoir laissé un pourboire adéquat, comprenez que c’est normal. Évitez cela à l’avenir et faites part de vos observations à votre serveur avant de payer l’addition.

Autres industries de services

5. Chauffeurs de taxi, valets, oh mon Dieu

Si vous visitez une ville américaine, il y a de fortes chances que vous preniez un ou deux taxis. De nos jours, les taxis disposent souvent d’un écran d’affichage numérique sur lequel sélectionner le montant de votre pourboire une fois la course terminée. Je choisis habituellement le montant le plus faible (qui reste toutefois très correct : 15%), à moins que le chauffeur n’ait été absolument adorable.

Un valet recevra habituellement 2 ou 3$ pour m’aider à porter mes bagages, assurer le service d’étage ou m’ouvrir les portes de la voiture. Il est préférable de lui remettre les billets de banque soigneusement pliés entre les mains en accompagnant votre geste d’un bref « merci », n’en faites pas une affaire d’État. Ne lui donnez pas de billets froissés.

6. Coiffeurs et barbiers

Ma sœur Anna exerce la profession de coiffeuse aux États-Unis depuis 15 ans. Des personnes qui annulent leur rendez-vous à la dernière minute, aux clients qui exigent des coiffures irréalisables en passant par – les pires d’entre tous – ceux qui ne laissent pas de pourboire, elle en a vu défiler de toutes les couleurs.

Le travail d’un coiffeur est physiquement éprouvant (avez-vous essayé de sécher des cheveux avec une brosse ronde ou de manipuler les ciseaux à couper, debout, pendant toute une journée ?), qui nécessite une connaissance intensive de la théorie des couleurs, de la créativité, du souci du détail et des compétences interpersonnelles, pour n’en citer que quelques exemples.

Si vous êtes satisfait de votre coiffeur, montrez-le lui en lui laissant un généreux pourboire compris entre 20 et 25 %. Ne pas laisser de pourboire ou être un client pénible est le moyen le plus sûr de figurer sur la liste noire d’un salon. À éviter.

7. Esthéticiennes, massages et autres moments spéciaux de spa

La règle d’or ici est un pourboire de 15 à 20%. Attention au pourboire ajouté automatiquement. Que dites-vous ? Cette nouvelle pratique en matière de pourboire est de plus en plus répandue aux États-Unis. Certains spas et studios de cosmétiques ajoutent automatiquement un pourboire (généralement, de 20% !) aux services réservés, même si vous achetez une simple carte cadeau.

Pour éviter d’être pris au dépourvu, consultez la politique de l’entreprise avant de réserver votre service. Puis décidez si vous êtes d’accord ou non avec cette pratique. Personnellement, je ne l’approuve pas, mais cela ne m’empêchera pas de fréquenter l’endroit concerné.

Quelques conseils supplémentaires en matière de pourboire

8. L’argent liquide est roi

La plupart des personnes préfèrent les pourboires en espèces. C’est de l’argent qu’ils peuvent rapporter à la maison à la fin de leur service. Alors qu’il faut attendre quelques jours pour récupérer les pourboires payés par carte, et après approbation du responsable.

Quelle que soit la façon dont les pourboires sont versés, ils sont toujours très appréciés. Laissez toujours un pourboire même si vous n’avez pas d’espèces.

9. Les dollars en billets de banque valent de l’or

Si vous séjournez à l’hôtel, assurez-vous de toujours en avoir sous la main. Comme mentionné ci-dessus, glisser quelques dollars dans la main d’un valet zélé est un geste facile et toujours apprécié.

Dans les bars, la règle non écrite est d’un dollar (1$) pour un verre. Je laisse aussi quelques dollars dans ma chambre d’hôtel, chaque jour, à l’attention du personnel de nettoyage.

10. Les endroits où l’on ne laisse PAS de pourboire

À présent que vous connaissez la tendance des Américains à laisser des pourboires, vous pourriez vous demander dans quels endroits cette pratique n’a pas cours. Vous n’avez pas à laisser de pourboire dans les fast-foods ou les cafés proposant un service au comptoir (mais ne vous inquiétez pas, vous y trouverez quand même une tire-lire à pourboires, juste au cas où).

Voilà, c’est tout. Et maintenant, distribuez joyeusement vos pourboires !

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